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Histoire de l'Indre
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Pour reprendre les mots du célèbre philosophe Hegel : « Chacun est le fils de son temps ». Ce que nous sommes aujourd'hui est en partie déterminé par la vie de nos ancêtres. Par conséquent, connaître leur histoire, c'est aussi mieux se connaître soi-même.

 

 

 

La découverte de vestiges d'habitation troglodyte extrêmement ancienne entre Argenton et Tournon-Saint-Martin, laisse à penser que l'histoire de notre région remonte à la plus haute antiquité. Mais l'histoire de l'Indre en tant qu'entité à part entière ne commence que le  15 janvier 1790 : en application de la loi du 22 décembre 1789 est créé le département de l'Indre, formé de l'ancienne province du Berry connue sous le nom de Bas Berry. Or plusieurs événements historiques ont présidé à la détermination des frontières actuelles du département. En outre,  le legs des siècles passés témoigne d'un destin riche et mouvementé.

 

 

L'époque gallo-romaine a radicalement laissé son empreinte sur le département. Les Romains à leur arrivée ont été confrontés aux Bituriges (nos ancêtres), présents dans des villes importantes comme Saint-Marcel, Argenton, Le Blanc, ou Issoudun dont l'origine du nom est celte. Aujourd'hui, le site archéologique d'Argentomagus, « la cité de l'argent », qui abrite une cité moyenne de 5 à 6 000 habitants, rend compte du mode de vie cette nation prospère.

 

 

Durant la période mérovingienne, lors du partage du royaume des Francs entre les enfants de Clovis, le pays de Bourges, dont faisait sans doute partie notre département, fut englobé dans les dépendances du royaume d'Orléans. Il passa ensuite aux Ducs d'Aquitaine, et eut sa part de dévastations et de calamités dans la vengeance que tira le roi Pépin de la révolte Waïfre.

 

 

Sous les carolingiens, le Berry fut définitivement rattaché à la couronne de France par Charlemagne. De son organisation administrative datent les Comtes de Berry. Leur pouvoir, centralisé et respecté sous le règne de Charlemagne, s'éparpilla, sous celui de ses successeurs, aux mains de seigneurs locaux qui, pour la plupart, suivirent la fortune des Comtes de Poitou, qu'ils reconnurent comme suzerains, tout en se réservant une indépendance à peu près complète. Au centre de la région émerge pourtant une famille féodale d'une certaine importance : les Princes de Déols. Ils avaient la prétention de descendre d'un Léocade, sénateur des Gaules, qui protégea l'établissement du christianisme dans le Berry au III siècle. En ce début de VIII siècle, le chef de cette illustre maison était Laune. Son frère Géronce occupait le siège archiépiscopal de Bourges. Son petit fils Ebbe, surnommé l'Ancien ou le Noble, fonda la célèbre abbaye de Déols. Les fiefs rattachés à la principauté de Déols furent légion. On en dénombra jusqu'à 168 principaux, dont Châteauroux, la Châtre, Issoudun, Saint-Gaultier, Saint-Chartier, ou encore Argenton.

 


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