Curieux, chercheur, étudiant, généalogiste, amateur d'histoire, vous pouvez apprendre à lire les textes anciens, ces cours sont gratuits et ouverts à tous.
Les Amis des Archives et la Société Généalogique du Bas-Berry organisent un cours mensuel d'initiation à la lecture et à l'interprétation des documents anciens, du Moyen Age au XVIIIe siècle.
Cette formation est assurée par M. du Pouget, directeur départemental des Archives, assisté de praticiens de la paléographie.
Photographies pour le site Internet : Valérie Baud
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Cours le dernier mercredi du mois (sauf vacances scolaires) :
Prochains cours :
mercredi 31 mars 2010 mercredi 28 avril 2010 mercredi 26 mai 2010 mercredi 23 juin 2010
de 17 h 15 à 19 heures
(Accès par la grille centrale du boulevard Saint-Denis)
Présentez vous directement à la salle du Service éducatif des Archives départementales.
Dès à présent découvrez les cours précédents en ligne :
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Cours N° 1 : Une lettre de diffamation délirante en 1749 à Issoudun
La difficulté est dans l'orthographe phonétique et les signes diacritiques (virgules, apostrophes) à restituer.
Document conservé aux Archives départementales sous la cote 2 B 368.
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Cours N° 2 : Un inventaire des archives d'une justice locale
seconde moitié du XVIIème
siècle.
Conservé
sous la cote 5 B 404, il se trouve dans le fonds de la justice de
Buzançais et donne un état du fonds de la justice d'Argy (beau château
de la fin de l'époque gothique près de Buzançais).
Le
déchiffrement de cette écriture est un bon entraînement à la
paléographie : l'écriture est régulière, mais avec les spécificités de
son époque.
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Cours N° 3 : Lettre de Hannibal de Montmorency assiégeant Alès à Jacques d'Estampes, seigneur de Valençay, commandant des troupes royales pour le Bas-Languedoc (1623).
Ce précieux document, coté 1 J 1789, vient d'être donné aux Archives départementales de l'Indre, avec plusieurs autres, par un historien de Valençay.
Le
document est resté plié comme à l'origine, les extrémités du document
étant percées pour laisser passer une languette de papier (disparue à
l'ouverture du pli) fixée aux deux bouts par un point de cire
d'Espagne. Difficultés de transcription : confusion des i et des j,
traits sur les u, points sur les y, tildes discrets (l. 19 peuvent).
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Cours N° 4 : Transcription d'un acte notarié du XVIIIème siècle
Texte de difficulté moyenne. Les mots sont écrits largement ; noter l'hypertrophie des lettres R, S, Z.
Difficultés : pas de césure entre les mots, jambages indistincts, lettre T difficilement distincte du I.
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Cours N° 5 : Transcription d'un acte notarié du XVIIIème siècle.
Pièce d'un dossier de client d'une étude du Blanc, en cours de cotation.
Le
notaire (Auger ? Poiron ?) n'a pas signé la minute, mais l'a fait
enregistrer au contrôle des actes... quelques années plus tard, sans
doute lors du règlement définitif de la succession. L'écriture est régulière, mais très « bouclée », avec des risques de confusion dans les e, c, i.
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Cours N° 6 : Acte du Fonds de la visitation à Issoudun
A l'occasion de la publication du C.R.E.D.I "Le
monastère de la Visitation à Issoudun (1644-1790) "par
Patrice Beaussier, les Archives départementales de l'Indre ont
proposé le concours de paléographie 2007 sur ce thème.
Afin d'en savoir plus sur cet ouvrage voici la préface en ligne offert aux internautes par le C.R.E.D.I
L'ouvrage est consultable en salle de lecture des Archives départementales de l'Indre sous la cote : Bibliothèque D/3423
Téléchargez ici le cours (format pdf - 1,8 Mo)
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Cours N° 7 :Il s'agit d'une expédition (4 novembre 1786) d'un acte notarié (26 avril 1785) provenant des papiers de Joseph et Louis Aubard, huissiers à Aigurande. Le document fit partie de collections : « Association royale du parchemin » et « A. Malraux MDLC » (André Malraux ministre de la culture), comme l'indiquent les tampons dans la marge de gauche. Difficultés : le e, qui se prolonge après la boucle (l. 7 Aigurande, l. 9 transporte, l. 22 Lemoine) ; le e majuscule (l. 17 en ecurie) ; le y (l. 21 Boyer)
Conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote 1 J 1805 (achat 2007).
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Cours N° 8 : Lettre adressée à Jean Jadon de Saint-Cirgues, gentilhomme bourbonnais, pour l'inviter à une escorte d'honneur.
Ecriture relativement soignée du XVIIème siècle.
Noter
les liaisons er (l. 3,9), les s finaux (l. 11), le C majuscule, composé
de deux traits, qui peut être pris pour un O (Cusset, l. 15, comme l.
19), le L majuscule dont la partie inférieure est atrophiée (la
noblesse l. 6, le mesme jour l. 15). Pas d'abréviations, sauf le q
surmonté d'un e suscrit (que, l. 3, 9) ainsi que et (l. 8).
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote : 5 J 97/20.
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Cours N° 9 : Hommage de Louis de Mallet, pour sa femme Marie de Crésy, dame des Roches à La Pérouille, à Jean d'Aumont, comte de Châteauroux (26 août 1585).
Ce document analysé par Théodore Hubert dans l'Inventaire sommaire publié en 1876.
Il se trouve dans le fonds de Godin, notaire de Bouesse et
Cluis-Dessus (seigneurie de la famille de Gaucourt), avec des minutes
et des pièces de "dossiers clients", dont plusieurs concernant le fief
des Roches à La Pérouille (canton d'Ardentes).
Document conservée aux Archives départementales de l'Indre sous la cote 2E 549.
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Cours N° 10 : Délibérations des échevins de Châteauroux
Archives communales anciennes de Châteauroux, déposées aux Archives départementales de l'Indre, BB2 f° 65v°-66.
Ecriture
d'assez gros module, ce qui facilite la lecture. Hypertrophie des s
(cens l. 5, ordonnons l. 7) et des r (Chamillard l. 3, Leonard f° 66 l.
16). Les S longs au lieu de descendre sous la ligne ressemblent à des L
(depensse l. 7)
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Cours N° 11 : Vente d'une pièce de terre au village de Scrouze à Châteauroux (1710)
Ecriture d'assez gros module, donc en principe facile à lire, mais
les boucles et liaisons, l'hypertrophie des S et des E finaux, peuvent
créer des difficultés de lecture
Document conservé aux Archives départementales sous la cote 1 J 1811.
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Cours N°12 : Voici un des textes essentiels pour l'histoire du Moyen Age à Châteauroux, l'"obituaire des Cordeliers de Châteauroux".
Il
est conservé sous la cote H 577. Il contient les mentions de décès
(obitus en latin) des pères franciscains ou cordeliers, mais aussi des
fondateurs et bienfaiteurs de 1214 à 1782. Il s'agit d'une copie du
XVIIe siècle, d'une écriture régulière.
On
appréciera la netteté des jambages (convent l. 5, mais ameiné l. 31 est
plus équivoque). La difficulté peut venir des lettres liées ER
(observer l. 3, d'espouser l. 16, pere l. 27...). L'écriture soignée en
fait un bon exercice d'initiation à la cursive du XVIIe siècle.
Le
texte a été publié intégralement par Eugène Hubert Obituaire du couvent
des Cordeliers de Châteauroux (1213-1782), Châteauroux, 1885. Il avait
18 ans ! Plus récemment Mme Francesca Lacour a reculé la fondation
du couvent de Châteauroux entre 1233 et 1248 ("La fondation du couvent
des Cordeliers de Châteauroux (Indre) au XIIIe siècle : légende et
réalité", dans la Revue de l'Académie du Centre, 2003-2004, p. 81-92).
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Cours N° 13 : Sentence du bailliage d'Issoudun condamnant le meunier du moulin du Gué à Lazenay, appartenant à la commanderie de L'Ormeteau, à quitter son bail (1584).
Peu
de difficultés dans ce texte soigné : les s finaux (l. 8 les actes),
les l et les d atrophiés (l. 2 bailliage). Le manque de signes
diacritiques (ponctuation) peut faire trébucher : il faut une virgule
entre monseigneur et lieutenant, car « monseigneur » est François
d'Alençon, frère du roi, duc de Berry de 1576 à sa mort en juin 1584,
quelques mois après cet acte, le lieutenant général est François de
Vallanciennes. Autre difficulté, l'appoinctement d'ouir droict (l. 9).
L'archive est conservée aux Archives départementales de l'Indre sous la cote H 577.
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Cours N°14 : Désistement des habitants de Reuilly,
en procès avec ceux de Saint-Pierre-de-Jards devant le contrôleur du
grenier à sel de Vierzon pour la gabelle due par Jean Truchaut, du
moulin de l'étang de L'Ormeteau, (9 avril 1473 n. st.).
Texte en gothique cursive de la fin du XVe siècle assez soignée. C'est par là qu'il faut commencer avant de se lancer dans la cursive des XVIe et XVIIe siècles.
La difficulté réside dans les abréviations (résolues en italique), ici très classiques : -ur dans pour (l. 1 et 8), le m remplacé par un tilde (comme, l. 3, somme l. 10, eussent l. 16), le groupe er ou re remplacé par un tilde (contrerolleur l. 1). Certaines abréviations sont héritées de l'Antiquité (notes tironniennes) : -com (comparoissens l. 17), us (nous).
A
noter que, jusqu'à l'édit de Roussillon (1564, enregistré dans le
ressort du Parlement de Paris en 1567), le millésime changeait à Pâques
(qui tombait le 18 avril en 1473), d'où la conversion en nouveau style
(n. st.)
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote H 660
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Cours N°15 : Autorisation accordée par le bailli de Bourges au commandeur de L'Ormeteau d'ouvrir une poterne dans leur maison
d'Issoudun qui jouxte la muraille de la ville (26 octobre 1298). L'original de
ce texte est conservé avec les archives du grand-prieuré d'Auvergne de
l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui a succédé aux Templiers (Arch.
dép. Rhône, 48 H 2417).
Une reproduction de ce document en héliogravure entra à la fin du XIXe siècle dans la
collection de facsimilés de l'Ecole des chartes (n° 136) : Eugène Hubert la photographia (version numérisée ici pour le cours).
Ce texte est d'une écriture soignée, mais de petit module, avec des lettres parfois peu espacées (l. 2 : licence).
Quelques
difficultés de vocabulaire (sans parler de la posterne, poterne ou de
cherra, futur de choir) : se mestier est, si c'est nécessaire ;
greigneur, plus grande. La Vernusse est un couvent d'augustins situé à
Bagneux (Indre, arr. Issoudun, cant. Saint-Christophe-en-Bazelle).
Pour en savoir plus : B. JOUVE, "Les Templiers de l'Indre" dans Revue de l'Académie du Centre, 1992, p. 52-86.
(Consultable en salle de lecture des Archives départementales de l'Indre sous la cote PR 23/90)
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Cours N°16 : Testament de René Gigault, marchand mercier à La Châtre, « malade de la maladie contagieuse », 17 août 1629.
Ecriture de gros module, mais très cursive, avec nombreuses liaisons et boucles : hypertrophies du e (et l. 11, 22, 23), du s long (personnellement l. 6). Noter les majuscules A (a dict l. 15) et R (recommandé, l. 25).
Bonne préparation aux écritures cursives encore plus déformées de la même époque et des décennies suivantes.
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote 2 B 225 (insinuations des donations et testaments du bailliage d'Issoudun).
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Cours N° 17 : Quittance de la taxe des biens de mainmorte à l'abbaye de Barzelle (1408)
Ecriture gothique cursive sans difficulté. Le document témoigne de
l'effort de la monarchie pour limiter l'extension des propriétés
ecclésiastiques (" biens de mainmorte "jusqu'alors exemptes de droits.
Il est scellé du sceau personnel du receveur, qui utilise ici une
intaille antique cerclée d'un tour métallique indiquant son nom.
[d'une main du XVIIIe siècle] 10 octobre 1408 Quittance de l'indemnité
pour la vente faite aux religieux de trois septiers de bled froment /
et trois septiers avoine que le seigneur de Vatan avoit droit de
p[r]endre sur la grange de Volvault.
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote H 22.
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Cours N°18 : corrigé du 3ème concours de paléograghie
Pour
encourager les débutants dans la noble et difficile science de la
paléographie, nous avons choisi, dans les vastes collections des
Archives départementales de l'Indre, un document relativement facile à
transcrire de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle,
d'une écriture personnelle, et non de chancellerie.
Il s'agit en effet d'un document intime, à caractère familial, un livre de raison (ici sur un double feuillet) où le père de famille, Louis-François Savary de Lancosme, a noté la naissance de ses enfants.
Merci à tous ceux qui ont pris le temps d'étudier ce texte ils en seront récompensés.
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Cours N°19 : Méobecq, 1er août 1482.
Accense par l'abbé Philibert de Marafin et le couvent de Méobecq, lors
de leur chapitre général, de l'emplacement d'un étang aux Grands Champs
près la chaussée « ès effes de Murssant », au prieur claustral, Pierre
de Saint-Laurent, moyennant 2 s. 6 d. de cens annuel payable à la Saint
Martin d'été et 4 carpes à chaque pêche.
Acte
intéressant par la morphologie des lettres : malgré les habitudes
gothiques courantes, l'écriture humanistique, qui s'inspire des
manuscrits carolingiens et domine déjà en Italie, apparaît, notamment
dans les majuscules (A et M modernes, E gothiques cf. l. 2 et 19, R
gothique dans randre l. 14). Dans les minuscules, les S finaux sont
modernes. Peu de difficultés de lecture sauf la l. 20 (pliure) et le h
peu identifiable de harranter (l. 6).
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Cours N°20 : Un moine indigne et mauvais gestionnaire à Méobecq (1580)
L'abbé commendataire de Méobecq et de Saint-Gildas,
Giovanni Maria Ciocchi del Monte (vers 1445-1550), futur pape Jules III
(1550-1555), avait délégué ses pouvoirs abbatiaux à un grand vicaire
italien, un ancien franciscain devenu bénédictin, Tiberio de Castelcaro
. Quelque trente ans plus tard, les moines essaient de récupérer un
bien dilapidé en produisant un mémoire justificatif au Parlement de
Paris.
L'écriture est très cursive et d'un module assez large. On notera la
forme des s finaux, qui deviendra classique au XVII et XVIII e siècles,
les y plongeants. L'orthographe est phonétique (il pour ils,
expadassiens pour spadassins, cy li heu heu pour s'il y eût eu...).
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote H 306
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Cours N°21 : L'inventaire après décès d'un archevêque de Bourges (1505)
De
l'incendie du palais archiépiscopal de Bourges en juillet 1871, il
subsiste quelques épaves conservées aux Archives diocésaines, dont cet
inventaire (qui porte des traces de mouillure). Il a été réalisé à la
mort de l'archevêque Guillaume de Cambrai, décédé le 31 août 1505.
L'écriture est d'un gothique assez large, avec très peu d'abréviations.
Noter les " hastes "
(de hasta, lance) verticales des s et f, obliques des d et v. Archives
diocésaines 1 Z 1, n° 60 (ancien liasse 18, cote 19).
Document conservé aux Archives diocésaines à Bourges
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Cours N°22 : Donation par Henri Sejorné, de Valençay, à l'abbaye de Barzelle de la dîme de La Chuetrée (5 janvier 1280 n. st.)
Fondée en 1137, l'abbaye cistercienne de Barzelle,
« fille » du Landais, fut fondée par un seigneur de Graçay. Il n'en
reste plus rien aujourd'hui.
Malgré la modicité de ses revenus, elle a
possédé de belles archives, bien conservées jusqu'à la Révolution et
qui forment un beau fonds (H 1-152, 1199).
On y trouve les plus anciennes chartes en français des Archives de l'Indre (1248),
émanées de la chancellerie de Saint-Aignan-en-Berry (aujourd'hui en
Loir-et-Cher), dont le seigneur était suzerain de Valençay et des
alentours.
Ecriture régulière, peu d'abréviations, bon exercice pour se familiariser avec l'ancien français.
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote H 112.
Nous vous proposons de découvrir le document et tenter par vous même une transcription.
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Cours N°23 : Aveu de Pierre de La Lande à Pierre de Brosse, seigneur de Sainte-Sévère, le 25 mars 1315.
La difficulté porte sur les mots agglutinés ou fractionnés sans logique.
Le texte a été écrit par Jean Bertholin, notaire de l'officialité de Bourges, chapelain de Rongères, auteur d'autres aveux dans le même fonds. Noter les sobriquets des serfs qui deviennent des noms de famille.
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote 17J8.
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Cours N°24 : Confirmation par Hervé, frère de Ganelon de Saint-Aignan, de l'abandon fait à l'abbaye de Marmoutier du cimetière de Paulmery.
Les Archives départementales de l'Indre ont reçu, par
démembrement des riches archives de l'abbaye tourangelle de Marmoutier,
plusieurs chartes du XIe siècle du prieuré Saint-Nicolas de Crozon.
L'archiviste Eugène Hubert les a publiées . Rédigées dans le
scriptorium de Marmoutier, qui connut ses heures de gloire à l'époque
carolingienne, elles sont calligraphiées en minuscules carolines,
caractères qui tirent leur dénomination des nombreuses copies de
manuscrits sous les rois carolingiens.
Les humanistes italiens des XIVe siècle et du XVe siècle,
Pétrarque, Boccace et leurs émules, redécouvrirent ce qu'ils
croyaient être des manuscrits antiques et se prirent à les imiter. D'où
l'écriture humanistique qui inspirera les caractères d'imprimerie.
La lecture ne devrait donc pas poser de problèmes, sauf par les
nombreuses hastes et hampes qui décorent les lettres hautes, et
quelques abréviations, très classiques (le tilde pour un m : domno ;
pour une contraction : frater).
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote : H 753
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Cours N°25 : 27 décembre 1310 - Amortissement par Perreau Perret, seigneur de
Cors, au prieuré Notre-Dame de Longefont , du bois du Breuillat, paroisses de Saint Nazaire et Pezay-le-Joli, donné par Raoul Coureau à ladite église pour le repos de l'âme de ses parents.
Observations : lecture facile, encre foncée, hastes et crosses élevées (a, d, l...).
Conventions
pour les transcriptions : les lettres non figurées sont en italique.
Les mots en surplus (rayés) sont entre parenthèses. Les accents ne
sont mis que pour distinguer un e atone (arme) d'un e tonique (armé) ;
les accents n'apparaissent vraiment qu'au XVIIe s., comme la
ponctuation, qui doit être restituée pour la compréhension du texte :
voir la phrase qui aurait justifié le meurtre d'Edouard II d'Angleterre
: Eduardum regem occidere nolite timere bonum est, qui peut se traduire
: 1 Eduardum regem occidere nolite, timere bonum est, ne tuez pas le roi Edouard, il est bon de craindre. 2 Eduardum regem occidere nolite timere, bonum est, ne craignez pas de tuer le roi Edouard, cela est bon. Ici il n'y a pas de tels enjeux, mais sait-on jamais...
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote : H 871
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Cours N°26 : Copie du privilège de juridiction accordé par Henri IV à Eléonore de Bourbon, abbesse de Fontevraud, conservé dans les archives du prieuré de Longefont (1589)
L'écriture n'est pas trop cursive et permet de bien distinguer les lettres et de reconnaître les abréviations. Même après la première ligne, hypertrophie de parties hautes (hastes obliques de d l. 2, 4, 10 ; v dans vc l. 19, t l. 4), de parties basses (s longs, f dans reformation l. 18). Le s est parfois fragmenté lorsqu'il suit un e (pesches l. 14), ou sans césure (emphitheoses). Les abréviations sont classiques et tracées avec ampleur (conseil, 9 valant con en note tironnienne, autre, notre, sergent l. 3).
Après avoir bien reconnu ce style, on pourra s'orienter dans des écritures plus cursives du XVIe siècle, par exemple des minutes notariales.
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote : H 1211
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Cours N°27 : Acte de la justice de Mézières pour le seigneur de Notz-Marafin (1547)
Le
chartrier de Notz-Marafin a été réuni vers 1750 à celui de
Mézières-en-Brenne, puis Françoise d'Argouges, dernière dame de
Mézières, le fit transporter en 1785 en Normandie. Donné aux Archives
de Seine-Inférieure, il revient en Berry en 1927. Il comprend de nombreux aveux, baux et procédures depuis le XIVe siècle.
Ce texte est d'une graphie du XVIe siècle d'assez gros module, donc facile, avec peu d'abréviations.
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la cote : 11J2
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Cours N° 28 : Aveu d'Archambaud de Crevant au seigneur de Sainte-Sévère Le chartrier de Sainte-Sévère, donné en 1935 aux Archives départementales de l'Indre par le marquis de Villaines, comprend sous la cote 17 J 8 un certain nombre d'aveux faits par les vassaux du seigneur de Sainte-Sévère en 1315 à la mort de Pierre Ier de Brosse, fils de Roger, seigneur de Boussac, et de Marguerite de Déols, et à l'avènement de Louis Ier, ou bien de 1318 à 1321, à la majorité de celui-ci.
Nous avons choisi celui-ci, un des seuls en français (avec le document transcrit au cours n° 23), l'aveu d'Archambaud de Crevant. Il n'est pas très long (14 lignes), mais offre quelques formes dialectales et des noms propres à déchiffrer avec attention.
A signaler : - la morphologie du a, son identification permettra de résoudre bien des énigmes - les derniers mots (en latin : quo cantatur Misericordia Domini)
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Cours N°29 : Sous
la cote 2 E 551 sont conservés les minutes et les pièces justificatives
du notaire Etienne Béguin, notaire et procureur fiscal de la
châtellenie de Cluis-Dessus dans la seconde moitié du XVIIe siècle.
Plusieurs documents sont des reçus de Pierre Parry, marchand à Aubusson
(Creuse).
L'intérêt de ce document est de montrer des lettres qui n'ont
pas été tracées par un professionnel de l'écriture : noter le R avec
barre horizontale, N au jambage plongeant.
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Cours N°30 : Vente de la métairie de La Bourdaisie (Saint-Genou), par Etienne Rocher, marchand à Buzançais, à René Chauvière, procureur de la justice de Saint-Genou (1687)
Minute notariale peu abrégée, mais typique par son écriture bouclée.
Noter les S finaux, plus ou moins développés et bouclés, parfois
proches des E (4 présences ; 5 des tesmoins, 20 prés, 29 coheritiers...).
Noter aussi les P arqués (12 procureur, 21 pastureaux).
Document conservé aux Archives départementales de l'Indre sous la coté 2 E 22608
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Cours N°31 : Sous Louis XIV, une famille recomposée. Cet acte (1 J 1902), provenant des dossiers
clients d'une étude notariale du Blanc, est une " grosse ", expédition
copiée en 1686 sur la minute originale de 1665 (restée
en possession de la veuve du notaire auteur de l'acte) pour une
procédure devant la justice de Rochefort (paroisse de Sauzelles), comme
il est précisé p. 8.
L'acte précise que les deux veufs qui se remarient doivent
préalablement devant le notaire ou le bailli pour liquider la
communauté de leur précédente union. Nous n'avons pas retrouvé la
minute originale de l'acte ni les inventaires consécutifs dans le fonds
du notaire du Blanc Miguerre (2 E 19144), mal conservé ; en revanche
l'acte de mariage se trouve à la date du 3 juin 1665 dans le registre
paroissial de Saint-Génitour du Blanc (Archives communales, BMS
Saint-Génitour, 1660-1672, f° 318).
Ecriture de grand module, peu abrégée, comme il convient pour une
grosse, avec hypertrophie des s. Pas de difficulté notable, texte idéal
pour commencer la paléographie.
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